Face à Toulouse, l’OM surprend avec une
composition inattendue qui révèle les choix forts de De Zerbi pour
viser une cinquième victoire d’affilée.
L’OM avance avec l’assurance
d’une équipe qui a enfin trouvé un rythme de croisière, mais
Roberto De Zerbi a décidé de surprendre. Alors que les Marseillais
restent sur quatre victoires consécutives et affichent une
dynamique retrouvée, l’entraîneur italien a opté pour plusieurs
choix forts qui redessinent sensiblement le onze de départ. Des
ajustements qui interrogent, mais qui s’inscrivent dans la logique
d’une gestion fine d’un effectif usé par l’enchaînement des matchs
et plusieurs blessures de longue durée.
Une composition de l’OM modifiée malgré la bonne
série
Les changements apparaissent
clairement dès l’annonce de
la composition officielle pour cette partie face à Toulouse.
Derrière, le grand mouvement vient du retour de Nayef Aguerd, que
De Zerbi a décidé d’intégrer d’entrée après sa remise à niveau. Il
remplace ponctuellement Benjamin Pavard, ménagé, et formera la
charnière avec Balerdi. Sur les côtés, Weah et Emerson conservent
leur place, signe que le technicien veut préserver une stabilité
dans les couloirs. Au milieu, le basculement majeur concerne
Pierre-Emile Hojbjerg, relégué sur le banc au profit de Geoffrey
Kondogbia, attendu pour apporter davantage de présence physique et
de verticalité.
La présence de Kondogbia
s’accompagne d’un autre choix structurant : la titularisation de
Vermeeren, particulièrement convaincant lors des dernières sorties
européennes. Selon les plans du coach, Gomes ou O’Riley occupera la
position axiale plus avancée pour assurer la liaison rapide avec
l’attaque. Ce choix illustre la volonté de De Zerbi de densifier
l’entrejeu afin de museler les transitions toulousaines, souvent
dangereuses lorsque le TFC exploite l’espace dans le dos des
milieux adverses.
En attaque, l’OM n’avait pas
une large marge de manœuvre. Greenwood et Paixao, intouchables,
sont reconduits, tandis qu’Aubameyang, qui pourrait souffler après
avoir beaucoup tiré sur la corde, laisse sa place à Vaz dans
l’optique d’apporter davantage de mobilité. La fraîcheur offensive
reste une priorité, surtout dans un match qui pourrait se dénouer
sur des accélérations individuelles.
Des choix exigeants pour confirmer
l’élan
Avec ces ajustements, De Zerbi
prend un risque calculé : remodeler une équipe en pleine confiance
pour éviter l’usure, tout en maintenant le niveau d’intensité et de
discipline exigé par sa philosophie. Face à Toulouse, l’OM
cherchera à prolonger sa série positive, mais ce onze remanié devra
rapidement trouver ses repères pour éviter une mauvaise surprise au
Vélodrome.










